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ARCHIVES
DES EXPOSITIONS TEMPORAIRES |
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Archives |
| Soldat
: Jefferson, durée du service inconnue, 2005
© Suzanne Opton
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| 2520
Deslondes,
Nouvelle-Orléans, mars 2006
Courtesy Flowers East, Londres © Robert Polidori
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| Elena,
23 ans. De la série
Not Natasha, août 2006
© Dana Popa
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| Bljeceva.
De la série My Lovely Bosnia, automne 2004
© Christian Schwager
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| Les
frères Germano,
1969 / 2006.
De la série Ausencias, 2006
Courtesy Casa América Catalunya, Barcelona
© Gustavo Germano
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Vue
de l’exposition
Marc Gentinetta©MICR
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STIGMATES
du 4
mars au 26 juillet 2009
Comment est-il encore possible de parler de la souffrance
humaine au moyen de la photographie alors que nous vivons dans
un monde saturé d’images et d’informations ? Aujourd’hui les photographes
ne perçoivent pas leur médium comme un outil permettant de montrer
la réalité ou de faire découvrir le monde. Le 19e siècle s’en
est chargé. L’image leur permet avant tout de communiquer leurs
pensées personnelles et leurs sentiments sur la société, l’actualité,
ou les conflits du monde. Contrairement aux photojournalistes
qui opèrent sur le mode des opérations militaires de commando,
les photographes réunis dans l’exposition court-circuitent le
flux tendu des images diffusées en temps réel par la télévision
et les médias numériques. Ils donnent à voir l’intensité et la
complexité de la souffrance en photographiant de manière posée
et réflexive.
Stigmates réunit sept photographes contem-porains :
• Gustavo Germano (Argentine);
• Pieter Hugo (Afrique du Sud) ;
• Shai Kremer (Israël) ;
• Suzanne Opton (Etats-Unis) ;
• Robert Polidori (Canada) ;
• Dana Popa (Roumanie) et
• Christian Schwager (Suisse)
De l’Afrique au Proche-Orient, de l’Argentine à la Moldavie, en
passant par la Bosnie et les Etats-Unis, leurs photographies cherchent
à retenir l’attention avec des images de gens ou de lieux confrontés,
sur le front ou à l’arrière, avec une situation de crise. Sans
avoir cherché à être au cœur du chaos mais plutôt à saisir ce
qui en reste, tous montrent des traces légères, fortes ou ambiguës
d’actes de violence passés. Autant de photographies, construites
en parallèle à une actualité médiatique, qui évoquent des événements
laissés délibérément hors-champ.
Une exposition organisée par le Musée de l’Elysée, Lausanne, à
l’invitation du Musée international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.
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